Adhérence temporaire :
maintenir deux surfaces ensemble, sans colle ni vide
Certains process n'ont pas besoin d'éliminer l'électricité statique : ils ont besoin de la créer. Une charge maîtrisée, déposée volontairement sur une surface, la plaque contre une autre le temps du process, puis se dissipe. Selon l'application, cette adhérence prend la place d'un adhésif, d'un perçage de vide dans un moule ou d'un maintien mécanique sans temps de prise, sans résidu, sans pression sur la matière. C'est le principe de l'étiquetage en moule, du contre‑collage et de l'interfoliage : si vous injectez, si vous extrudez ou transformez du film, vous avez au moins un poste concerné. C'est ce que produisent les générateurs Ionfix Compact et Ionfix Pro.
Pourquoi générer de la statique plutôt que l'éliminer
L'électricité statique a mauvaise presse en production, et souvent à raison : elle attire la poussière, fait coller les films, crée des rebuts. Mais la même force, contrôlée et appliquée au bon endroit, devient un outil de maintien.
Deux surfaces portant des charges opposées s'attirent. Si l'on dépose volontairement une charge maîtrisée sur l'une d'elles, elle se plaque contre l'autre et y reste sans adhésif, sans pince, sans ventouse. L'adhérence tient le temps nécessaire au processus, puis disparaît d'elle‑même à mesure que la charge se dissipe.
La différence avec la statique subie tient en un mot : la maîtrise. Une charge parasite est aléatoire en intensité comme en polarité. Une charge générée est réglée au dixième de kilovolt, orientée dans la polarité voulue et appliquée exactement là où elle sert.

Ce que coûte un maintien physique
Sur une ligne, tenir deux surfaces ensemble se fait presque toujours de trois façons : un adhésif, une dépression, ou une pièce mécanique. Chacune a son coût, et ce n'est pas le même.
L'adhésif
Temps de prise, consommable à stocker et à réapprovisionner, résidus qui migrent sur les rouleaux, surfaces à dégraisser, déchets à traiter. C'est le moyen le plus répandu en contre‑collage et sur les reprises d'enroulement.
Le vide
En étiquetage en moule, maintenir l'étiquette dans l'empreinte par dépression suppose de percer le moule, d'entretenir ces perçages et d'accepter leur trace sur la pièce. Chaque nouvelle empreinte est un usinage de plus.
Le point commun
Les trois ajoutent une opération, un consommable ou une pièce d'usure là où le maintien ne doit durer que quelques secondes.
Le maintien mécanique
Pinces et ventouses exercent une pression. Sur un film fin, une surface imprimée ou une pièce fraîchement démoulée, c'est un risque de marquage et une contrainte de conception à reprendre à chaque changement de format.
L'adhérence électrostatique ne remplace aucun de ces trois moyens partout. Elle les remplace là où le maintien est temporaire et où la matière ne doit garder aucune trace de son passage.
La réponse Fraser : les générateurs électrostatiques Ionfix
Un générateur Ionfix produit la haute tension nécessaire pour charger une surface, puis la distribue à des électrodes placées au point utile de la ligne. Tension et courant se règlent finement au dixième de kilovolt, au centième de milliampère et se pilotent localement ou depuis votre automate.
Deux modèles couvrent l'ensemble des besoins d'adhérence temporaire :
20 w - jusqu`à 30 kv
Ionfix
Compact
Le polyvalent
Alimentation 24 V DC ou secteur. Il couvre la majorité des applications d'adhérence temporaire, du poste manuel à l'intégration complète en ligne. Une variante dédiée à l'étiquetage en moule existe, limitée à 20 kV.
150 w - 30 ou 60 kv
Ionfix
Pro
Les applications exigeantes
Sur secteur uniquement. Il prend le relais dès que la vitesse de ligne ou la surface à maintenir dépasse ce que le Compact peut fournir.
Sur les deux générateurs:
· Réglage fin de la tension et de la limite de courant, en production
· Pilotage local ou depuis votre automate, via interface déportée
· Jusqu'à quatre électrodes de charge raccordables, choisies selon l'application
· Protections contre la surcharge, le court‑circuit, l'étincelage et les erreurs de câblage
Références, dimensions, raccordements et caractéristiques complètes : page
Produits. Fiches techniques détaillées sur
fraser‑antistatic.com ↗.
Comment fonctionne un générateur électrostatique ?
Le générateur élève une tension d'alimentation classique à plusieurs dizaines de kilovolts, puis l'achemine vers des électrodes placées face à la matière. Les électrodes déposent une charge de polarité choisie sur la surface visée. Cette surface chargée est alors attirée par la surface voisine, restée neutre ou de polarité opposée, et s'y plaque instantanément. Le maintien dure le temps du process : la charge se dissipe ensuite naturellement, ou peut être neutralisée activement par une barre antistatique en fin de ligne. Toute la maîtrise vient du réglage : la tension détermine la force du maintien, la limite de courant garantit la sécurité de l'installation.
Où l'adhérence électrostatique prend la place d'un maintien physique
Quatre familles de process concentrent l'essentiel des besoins d'adhérence temporaire : l'injection avec étiquetage en moule, l'extrusion et la transformation de film, le converting et l'impression, l'assemblage de pièces. Voici où l'équipement s'installe.
Étiquetage en moule (IML)
L'étiquette est plaquée dans l'empreinte avant injection et y reste en position jusqu'à l'arrivée de la matière, sans perçage de vide à usiner ni à entretenir. C'est l'application historique du procédé — variante Ionfix Compact IML dédiée.
Contre‑collage et complexage
Deux films maintenus l'un contre l'autre sans adhésif le temps du passage, sans bulle ni marquage.
Interfoliage
Feuille de séparation maintenue entre deux produits, retirée sans résidu en aval.
Enroulement sans arrêt machine
L'amorce de la nouvelle bobine est plaquée électrostatiquement, ce qui évite l'adhésif de reprise et l'arrêt de ligne.
Séparation et positionnement de produits
Maintien temporaire d'une pièce en position sur un convoyeur ou un poste d'assemblage, sans pince ni ventouse.
Détection de trous
La charge révèle les perforations sur des matériaux en défilement.
À l'inverse, si votre problème est une charge subie — matière qui colle, poussière attirée, bourrages — c'est l'élimination qu'il vous faut : voir notre page sur l'électricité statique en plasturgie↗.
Questions fréquentes sur la génération d'électricité statique
Comment faire adhérer deux surfaces sans colle ?
En chargeant électrostatiquement l'une des deux. Un générateur dépose une charge maîtrisée sur la surface visée, qui se plaque alors contre la surface voisine par attraction. Le maintien est immédiat, sans temps de prise, et disparaît quand la charge se dissipe. Le procédé remplace selon les cas un adhésif, un maintien par le vide ou une pince : c'est ce qu'on utilise en étiquetage IML, en contre‑collage et en interfoliage.
Quelle différence entre Ionfix Compact et Ionfix Pro ?
La puissance disponible. Le Compact délivre 20 W jusqu'à 30 kV et accepte une alimentation 24 V DC ou secteur : il couvre la majorité des applications d'adhérence temporaire. Le Pro délivre 150 W en 30 ou 60 kV, sur secteur uniquement, pour les process les plus exigeants en vitesse de ligne ou en surface à maintenir.
L'adhérence électrostatique laisse‑t‑elle des traces sur la matière ?
Non. Aucune matière n'est déposée sur la surface : seule une charge électrique y est appliquée, et elle se dissipe. Il n'y a ni résidu à nettoyer, ni solvant, ni marquage mécanique — c'est précisément l'intérêt du procédé sur les films fins et les surfaces imprimées ou traitées.
Combien de temps tient l'adhérence ?
Le temps du process, ce qui suffit à la quasi‑totalité des applications de maintien temporaire. La durée dépend de la charge appliquée, de la nature des matières et de l'humidité ambiante : un air sec conserve la charge plus longtemps. Le dimensionnement se règle après mesure sur votre ligne.
Comment retire‑t‑on la charge en fin de process ?
Dans la plupart des cas, elle se dissipe seule. Lorsque la matière doit repartir strictement neutre — avant impression, conditionnement ou palettisation — on installe une barre antistatique X‑Series en aval pour neutraliser activement la charge résiduelle.
Un générateur électrostatique est‑il dangereux pour les opérateurs ?
Non. Les générateurs Ionfix intègrent quatre niveaux de protection — surcharge, court‑circuit, étincelage et erreur de câblage — et se pilotent à distance depuis l'automate, sans intervention au poste. L'implantation des électrodes et le réglage de la limite de courant sont définis lors du diagnostic, en fonction de votre ligne.
Peut‑on piloter le générateur depuis un automate ?
Oui. Les deux modèles disposent d'une interface déportée 25 points type D permettant le contrôle et la supervision depuis votre automate, avec connectivité fieldbus en option sur l'Ionfix Pro. Tension et limite de courant restent réglables à distance en cours de production.
Quel est le retour sur investissement d'une installation d'adhérence électrostatique ?
Il se calcule sur vos chiffres : consommables d'adhésif supprimés, temps de prise éliminé, reprises évitées, usinages de moule en moins. C'est précisément ce que le diagnostic Fraser évalue sur site, gratuitement, avant toute proposition d'équipement.
Fraser intervient‑il partout en France ?
Oui. Les demandes de diagnostic sont prises en charge pour l'ensemble du territoire, avec une expertise particulière sur les bassins de la plasturgie et de l'impression‑converting.
Voyons si votre ligne peut se passer de colle
Décrivez‑nous votre application — matières, vitesse de ligne, surface à maintenir. Un spécialiste Fraser se déplace sur votre site, mesure ce qui se passe réellement sur la ligne et vous dit si l'adhérence électrostatique est adaptée à votre cas. Si elle ne l'est pas, nous vous le disons aussi.
· Sans engagement
· Réponse sous 48h ouvrées